Por decir algo...
El (Beta)Blog de Agustín Raluy
domingo, enero 02, 2005

Médias en crise [Medios de comunicación en crisis]

Así reza el titular del excelente artículo de Ignacio Ramonet, director de Le Monde Diplomatique, que aparece el número de enero de dicha publicación.

En él habla del retroceso, ya no sólo en difusión (2% menor a la del año anterior) sino en credibilidad de la prensa escrita tradicional a lo largo de 2004.

Recomiendo la lectura íntegra del artículo y paso a citar algunos fragmentos particularmente interesates:
Les causes externes de cette crise sont connues. D’une part, l’offensive ravageuse des quotidiens gratuits. En France, en termes d’audience, 20 Minutes est déjà en tête et touche plus de 2 millions de lecteurs par jour en moyenne, loin devant Le Parisien (1,7 million) et un autre gratuit, Metro, lu chaque jour par 1,6 million de personnes. Ils drainent vers eux d’importants flux publicitaires, les annonceurs ne distinguant pas le lecteur qui achète son journal de celui qui ne le paie pas.

L’autre cause externe est, bien sûr, Internet, qui poursuit sa fabuleuse expansion. Au cours du seul premier trimestre 2004, plus de 4,7 millions de nouveaux sites web ont été créés. Il en existe actuellement dans le monde quelque 70 millions, et la Toile compte plus de 700 millions d’usagers.

Indica como causas externas principales de ese descenso por un lado el auge de la prensa gratuita, que en Francia ya se sitúa a la cabeza en cuanto a número de lectores, y por otro a Internet.
Pour résister à cette concurrence, certains titres, surtout en Italie, en Espagne, en Grèce et en Turquie proposent chaque jour, pour un petit supplément de prix, des DVD, des bandes dessinées, des CD, des livres, des atlas, des encyclopédies, mais aussi des collections de timbres ou de vieux billets de banque, ou encore des services de verres, des jeux d’échecs, etc. Ce qui renforce la confusion entre information et marchandisation, avec le danger que les lecteurs ne sachent plus ce qu’ils achètent. Les journaux brouillent leur identité, dévalorisent le titre et enclenchent un engrenage diabolique dont on ignore l’issue.

¿A alguien le suena algo de esto? Yo reconozco abiertamente que salvo en ocasiones muy especiales, si compro prensa escrita es únicamente por el DVD que la acompaña, y como la quiosquera es amiga muchas veces ni eso...
Mais cette crise a aussi des causes internes qui tiennent, principalement, à la perte de crédibilité de la presse écrite. En premier lieu parce que celle-ci appartient de plus en plus, on l’a vu, à des groupes industriels qui contrôlent le pouvoir économique et sont en connivence avec le pouvoir politique. Et aussi parce que le parti pris, le manque d’objectivité, les mensonges, les manipulations et même tout simplement les bidonnages ne cessent d’augmenter. On sait qu’il n’y a jamais eu d’âge d’or de l’information, mais ces dérives atteignent maintenant des quotidiens de qualité.

La causa interna más importante de este descenso (y en mi opinión posiblemente la más grave) es la pérdida de credibilidad de la prensa escrita tradicional: el lector es cada vez más consciente de la manipulación de la información por parte de los poderes económicos y políticos, manipulación que afecta incluso a los periódicos tradicionalmente más serios. Todavía me río al recordar hace pocos meses la presentación de resultados de un importante grupo de comunicación de este país, en la que uno de sus consejeros delegados hablaba de cosas como transparencia e independencia...
Il y a aussi le phénomène des « blogs », si caractéristiques de la culture du web, qui ont explosé partout au cours du second semestre 2004, et qui, sur le ton du journal intime, mélangent parfois, sans complexe, information et opinion, faits vérifiés et rumeurs, analyses documentées et impressions fantaisistes. Leur succès est tel qu’on en trouve désormais dans la plupart des journaux en ligne. Cet engouement montre que beaucoup de lecteurs préfèrent la subjectivité et la partialité assumées des bloggers à la fausse objectivité et à l’impartialité hypocrite d’une certaine presse.

Interesante párrafo, aunque sea por la parte que nos toca. Mención especial para la última frase: muchos lectores prefieren la subjetividad y la parcialidad asumidas de los blogueros a la falsa objetividad y a la imparcialidad hipócrita de cierta prensa.

Podría seguir dejando citas, pero prefiero que lean el artículo completo. Realmente vale la pena.

Update 3-I-2005: Se puede encontrar una versión traducida del artículo en la web de la edición española de la publicación. Ya no hay excusa para no leerlo... :)

Update 6-I-2004: En el primer párrafo del artículo, Ramonet habla del peligro de que la caída de las ventas de la prensa escrita suponga un aumento de poder de los grandes grupos industriales en la prensa. Entre esos grupos cita a Lagardère (prensa, armamento y defensa). Pues bien, se ha anunciado que Lagardère va a ampliar su participación en el grupo Le Monde (principal accionista de Le Monde Diplomatique) de un 10% a un 15%. ¿Visión premonitoria de Ramonet?

Publicado por Agustín a las 22:26

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